À l’approche du Ramadan, beaucoup sous-estiment l’impact du manque de sommeil. Entre les prières nocturnes, les repas tardifs et le réveil avant l’aube, l’horloge interne est mise à rude épreuve. Résultat : fatigue accumulée, difficultés de concentration, irritabilité et baisse de productivité. Pour éviter ce choc brutal, il est conseillé de commencer à ajuster son rythme deux à trois semaines avant le début du jeûne.
La première étape consiste à décaler progressivement l’heure du coucher et du réveil. Avancer ou retarder son horaire par tranches de 15 à 20 minutes tous les quelques jours permet au corps de s’adapter sans perturber excessivement le cycle circadien. L’objectif est d’habituer l’organisme à un réveil plus matinal, proche de l’heure du sohor.
Réduire l’exposition aux écrans en soirée est également essentiel. La lumière bleue des téléphones et ordinateurs retarde l’endormissement et altère la qualité du sommeil. Instaurer une routine apaisante (lecture, prière, méditation ou étirements légers) favorise un endormissement plus rapide et un sommeil plus profond.
Les siestes peuvent aussi devenir un allié stratégique. Une courte sieste de 20 à 30 minutes en début d’après-midi aide à compenser les réveils nocturnes, sans perturber le sommeil du soir. En revanche, les siestes longues ou tardives risquent de déséquilibrer davantage le rythme.
L’alimentation joue enfin un rôle clé. Limiter la caféine en fin de journée et alléger les dîners facilite l’endormissement. Une hydratation suffisante, associée à des repas équilibrés, contribue à une meilleure récupération nocturne.


